L’élevage de daims de la ferme de Namière existe depuis 1991. Auparavant, les terres étaient exploitées par une ferme familiale traditionnelle en zone de montagne. Avec vingt vaches laitières, elle n’était pas viable en l’état, il fallait trouver une autre idée.
Hubert Denat et son frère, chasseurs et familiers du grand gibier ont lancé cette production de daims à une période où elle est en essor en France.
Après des débuts difficiles où la viande est vendue à des bouchers, Anne remplace son beau-frère et développe la vente directe. Il faut alors créer un atelier de découpe et de transformation, inventer des recettes de plats préparés.
Afin de gagner du temps, l’objectif est de vendre principalement à la ferme : ainsi c’est une clientèle déjà acquise qui se déplace, souvent fidèle, conquise par cette viande particulière et désireuse de soutenir une forme d’élevage extensif.
Pour compléter l’offre, Anne Denat propose reçoit pour des repas ou des goûters. Pour les goûters d’enfants, elle prépare des activités qui occupent l’après midi.
On peut la retrouver également au marché Hoche les samedis matins d’avril à juin et d’août à décembre .
Sur les 30 hectares que compte la ferme, les daims en pâturent 10, le reste est fauché. Lors de la canicule de 2003, Hubert Denat s’est vu obligé de couper des branches d’arbre pour apporter le feuillage en nourriture…
La production annuelle atteint 100 animaux : la moitié sont nés sur place et l’autre moitié vient du Parc de Vizille. Pour éviter la surpopulation, le Parc et les Denat ont passé un accord : 50 jeunes par an sont emmenés à Mont Saint Martin.
Pour éviter que les mâles s’épuisent à se battre au moment du rut, ils sont tous d’âges différents : ainsi la hiérarchie est vite établie et incontestée.
Les daims sont des animaux sauvages, rustiques, résistants aux parasites, jamais malades… en somme peu contraignants. Les saillie sont lieu à l’automne sans intervention de l’homme, idem pour les mises-bas en juin. Tellement « indépendants » que pour garder un contact avec eux, Anne et Hubert Denat leur apportent un complément de maïs et de luzerne.
N’hésitez pas à monter à Mont Saint Martin pour les voir depuis le chemin qui longe leur parc.
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