A l’origine…
A l’origine du GAEC
Béchet, on trouve un grand-père qui plante quelques pommiers au milieu du
siècle dernier, pendant la guerre. Le travail de la ferme est alors plutôt
orienté sur la culture maraîchère.
La production de fruits
prend de plus en plus d’importance au fil du temps.
Le père a succédé au
grand-père et le contexte commercial change dans les années 80 et la partie la
moins jolie de la récolte, que les clients transformaient eux-mêmes ne trouve
plus de débouchés (les restaurants universitaires faisaient alors de la compote
« maison »).
Les jus de fruits :
Comme les clients qui
viennent à la ferme réclament des jus de fruits, la décision est prise en 1985
de se lancer sur ce créneau.
Claire Béchet, troisième
génération à la tête de l’entreprise, suit alors une formation en Savoie dans
une école d’arboriculture qui propose théorie et travaux pratiques.
Etaler les ventes sur
l’année est l’avantage majeur que permet la transformation. Aujourd’hui les jus
représentent autant que les fruits frais : Claire Béchet souhaite leur donner une part plus grande
encore et développer « le travail à façon » c’est à dire le pressage
de fruits pour d’autres producteurs qui récupèrent ensuite leurs bouteilles.
Les jus sont pasteurisés à
90°C, sur une courte durée, pour éviter un goût de cuit et préserver les arômes
du fruit. Les bouteilles brunes préservent de la lumière.
Engrais et traitements :
L’exploitation utilise peu
d’engrais car les sols sont naturellement riches. La densité de plantation des
arbres est peu élevée pour permettre une meilleure pénétration de la lumière et
un donc un meilleur goût.
Sur les productions qui
s’y prêtent, les Béchet développent une lutte préventive contre les insectes
nuisibles. Sur les pêches par exemple, on diffuse des hormones femelles qui
empêchent les mâles de retrouver les vraies femelles. On évite ainsi la
prolifération.
Les produits de traitement
utilisés sont de plus en plus dégradables à la lumière et à la pluie. Le nombre
de passages sur les cultures est donc de plus en plus grand, mais avec
l’objectif final de retrouver de moins en moins de résidus dans les fruits.
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