La reprise des terres et
bâtiments familiaux par Anne Abribat Thevier date de 1999. La ferme est au début
une entreprise « multiactivités » avec déjà des porcs mais aussi des
chevaux en pension, une auberge, des lapins et des poulets.
Mais la charge de travail
est inconciliable avec une vie de famille où les enfants sont encore petits.
Anne a donc décidé de réduire l’activité au moins le temps que les enfants
grandissent. L’auberge a été mise en gérance, l’élevage des poulets et des
lapins interrompu.
Au début les porcelets
voyaient le jour à la ferme, mais pour des raisons pratiques, Anne préfère
maintenant les acheter à 25 kg quand ils ont deux mois. Comme cela elle choisit
des mâles castrés. Cela facilite l’élevage, car les femelles attirent les
sangliers.
C’est donc une quinzaine
de porcelets qui arrivent sur l’exploitation tous les deux mois. La conduite de
l’élevage se fait en plein air intégral : les animaux sont en parc toute
l’année, avec des cabanons pour s’abriter. Plus que le froid, les cochons craignent
la chaleur et les coups de soleil. Aucun vaccin n’est pratiqué et les
vermifuges administrés le sont uniquement en traitement curatif, jamais
préventif.
L’alimentation se compose
principalement de céréales (orge, maïs et triticale) complétées par un mélange
de tourteaux achetés à la coopérative La Dauphinoise. Des légumes invendus
donnés par des collègues maraîchers entrent également au menu. Anne Abribat
Thevier découpe ses porcs dans son atelier à la ferme.
|