Nicolas Idelon décide de quitter son emploi de commercial
chez Unilever. Titulaire d’un bac +4 en agroalimentaire, il a aussi obtenu au
lycée un Brevet de technicien agricole qui lui permet de s’installer en tant
qu’agriculteur.
Ses oncles, tous deux célibataires, sans enfants,
approchent de la retraite : le projet émerge alors de ne pas laisser
perdre ce patrimoine familial. Nicolas Idelon passe du temps sur l’exploitation
pour mûrir son idée et constate à cette occasion que l’exploitation a peu évolué
au fil du temps : il est emps de moderniser. Aujourd’hui, il a installé un
séparateur qui élimine les noix vides, amélioré le séchage des noix, acheté une
ramasseuse et une chambre froide. Sur les noyers, il utilise de l’engrais
foliaire et du fumier pour enrichir le sol et pratique un élagage régulier.
La ferme compte 40 hectares de bonnes terres plates à
Saint romans s/ Isère dont 10 ha de noyers en production, 4 ha récemment
plantés, le reste en blé, tournesol et en foin.
Si en 20056 la récolte s’élève à 30 tonnes, ce n’était
guère le cas en 2003, année de la sécheresse et de l’installation de Nicolas
Idelon.
Le peu de noix et la qualité moyenne le décident à
s’orienter vers la transformation : d’abord les cerneaux, puis les
craquants aux noix, la moutarde et les noix pralinées.
Calendrier de travail :
Si les noix sont récoltées à l’automne, l’hiver est plutôt
consacré à la commercialisation. La transformation, elle, a lieu toute l’année.
Le travail des terre se fait entre mai et août .
Pour acquérir les rudiments de la transformation, Nicolas
Idelon est allé se former dans le Périgord où se fabriquent plus d’une centaine
de produits à base de noix. La Cave Noisel, entreprise située à Romans lui a
aussi permis de s’essayer avant d’acheter son propre matériel.
Aujourd’hui, l’ouverture d’un magasin à la ferme et
l’organisation de visites font partie des projets en cours.
Les bâtiments sont grands, les anciens corps de ferme
pourraient accueillir aussi banquets et mariages…
Les photos sont de Yann Lurand.
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