L’activité biscuit du monastère de Chalais a été apportée
dans leurs bagages par les sœurs de Chinon venues rejoindre la communauté en
1966. Le premier biscuit, créé en 1957 existe toujours : il est décoré de
la tour Charles VII de Chinon. A l’exception du Rond’Or, le dernier biscuit
créé en 1985, qui est au beurre, toutes les recettes sont à base de farine et
de margarine, sans œufs. La farine provient de la Minoterie Martin, à Saint
Ondras dans l’Isère et les arômes
utilisés sont naturels.
La biscuiterie est un petit atelier, rien ici
d’industriel : les opérations sont essentiellement manuelles et le
matériel utilisé est le même qu’il y a 50 ans. Seul le four a été changé pour
des raisons de sécurité.
La fabrication et la cuisson ont lieu une fois par
semaine, le mercredi. Comme 6 sœurs sont requises pour l’ensemble des tâches,
elles sont en tout une dizaine à se relayer dans la journée.
Après la cuisson, les biscuits sont stockés en vrac et mis
en boîte manuellement les jours suivants. Pour cette opération, toutes les
sœurs participent : les plus âgées sont toujours très intéressées par
l’atelier.
Ce travail n’est interrompu que 3 semaines dans
l’année : en juin pour un peu de repos, en octobre car les plus jeunes
s’absentent pour une formation, et en décembre pour une retraite. A la fin de
l’année, ce sont 24 tonnes de biscuits qui ont ainsi été produites et dont
les ventes subviennent aux besoins du monastère. Ce dernier point rejoint
d’ailleurs la volonté du Vatican, exprimée au début des 1960, de voir les
communautés religieuses vivre dans la mesure du possible de leur travail.
La commercialisation est surtout locale : la boutique
du monastère représente à elle seule un tiers des ventes, les moyennes surfaces
la moitié et le reste est vendu par des épiceries fines ou d’autres magasins de
monastères.
Le monastère de Chalais a également une petite activité
d’hôtellerie avec une trentaine de chambres, occupées surtout en périodes de
vacances et au moment des fêtes religieuses.
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